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Publié le , Modifié le 27 février 2014

Des études à la vie active !

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marché-travailAu fil de ces dernières décennies

Pour se rendre compte de l’évolution des mœurs et des pratiques en ce qui concerne la sortie du nid familial des petits oisillons devenus grands, le plus simple est d’entamer la conversation avec ses parents ou ses grands parents. Actuellement, le passage de la maison familiale au (petit) appartement personnel, se produit généralement à la fin des études lorsque l’on trouve un premier emploi.
Si l’on en discute avec notre grand-mère, peut-être nous dira-t-elle que, pour sa part, elle a quitté le domicile parental lorsqu’elle s’est mariée… à 20 ans! Elle s’est installée puis s’est entièrement consacrée à son foyer, ses enfants et son mari, alors que celui-ci partait tous les jours au turbin. C’était en effet une position classique à l’époque, les femmes faisaient peu d’études et n’étaient pas poussées à entamer des carrières professionnelles. A l’après-guerre, et puis, au fil des années 60 et 70 une sorte de métamorphose de la société s’est opérée. Les femmes (et les hommes par la même occasion) ont pu vivre des histoires amoureuses, se mettre en couple, sans forcément devenir mère et père grâce à la pilule, ainsi elles ont pu se consacrer pleinement à leurs études.

L’effet Tanguy

Ainsi l’âge moyen des premiers mariages et des premiers enfants a petit à petit augmenté. Et si dans l’ancien temps on devenait rapidement adulte en ayant un positionnement d’adulte (emploi stable, mise en couple, logement indépendant), actuellement la jeunesse s’allonge et il serait bon de demander aux personnes entre 18 et 30 ans si elles se sentent adulte. Il ne suffit pas d’avoir un statut d’adulte pour se sentir adulte.
Il peut arriver en France qu’à 25 ans vive encore chez « papa maman ». Parfois même jusqu’à 30 ans ou plus, c’est ce qu’on appelle l’effet Tanguy. On explique cela essentiellement par les contingences matérielles de notre époque : durée des études qui s’allongent (5 ans, 8 ans, 10 ans…), prix des loyers qui explosent, taux de chômage important et difficulté pour les jeunes d’accéder à un emploi stable correspondant à leur qualification. Les conditions matérielles d’installation ne sont pas les mêmes que dans les années 70, c’est indéniable. Ces jeunes sont plutôt d’éternels étudiants, sans enfants, voulant souvent profiter d’une société de loisirs et de consommation au maximum.
Le statut de « jeune » semble effectivement plus attrayant que celui d’adulte : moins de responsabilités et plus de loisirs! Et si travailler est un but à atteindre, il se peut parfois que le passage d’étudiant à travailleur ne soit pas si évident que ce que l’on aurait pu imaginé…

Qu’est ce qui change ?

Pour certains travailler est un but à atteindre le plus rapidement possible. Faire des études courtes , apprendre un métier rapidement et partir vivre sa vie. Cela peut arriver par exemple lorsque les parents ne peuvent soutenir financièrement leur enfant dans leurs études, ou lorsque celui-ci ne se sent pas bien dans le domicile familial et souffre des relations entretenues avec ses parents.
Il souhaite alors partir au plus vite et pour cela il doit trouver prestement du travail, même un job s’il le faut. Il se joue ici la question de la séparation d’avec les parents.

Si certains souhaitent rompre les liens dans l’urgence, d’autres ont du mal à se détacher, à trouver leur nouvelle place dans le monde.
Car ce qui change alors c’est aussi un bout de notre identité, de notre positionnement face au monde, aux autres et à nous mêmes. Alors que pendant toute notre vie on a été habitué à être assis plus ou moins sagement dans une salle de cours à étudier, tout d’un coup il faut passer de « l’autre côté de la barrière », loin des abstractions théoriques et des devoirs écrits. Il s’agit maintenant de la pratique…
Ça peut donner le vertige! Gérer les relations professionnelles, avoir des responsabilités, dépendre d’un chef, savoir demander un travail ou une augmentation. Gagner une crédibilité. Cesser de s’habiller comme un jeune, c’est-à-dire pour certains renoncer à un style personnel aimé et porteur d’une identité qui s’est construite petit à petit.

La société nous apporte, mais elle nous prend aussi. Pour pouvoir en faire partie et en profiter, il faut pouvoir s’y adapter et accepter parfois de rentrer dans un « moule ». Tout est à nuancer bien entendu. Il s’agit surtout de pouvoir apprendre à jouer des différents codes, qu’ils soient vestimentaires, relationnels ou professionnels, tout en restant raccord avec sa propre identité et personnalité.

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