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Publié le , Modifié le 17 février 2014

Des zizis et des hommes

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pénisAh le pénis ! Il fait fantasmer les garçons, intrigue les filles, préoccupe les uns, fascine les autres… On lui attribue mille vertus, on l’associe à des représentations de puissance. On peut se demander alors si cela a toujours été comme ça, si à travers l’Histoire il y a eu des évolutions et comment aujourd’hui le pénis est perçu.

Le pénis chez les uns, chez les autres à travers le temps

Au temps de l’âge de Pierre, le pénis n’intéressait pas beaucoup nos ancêtres. Ce qui fascinait les hommes préhistoriques, c’était la grossesse et la naissance. La première divinité à être célébrée a d’ailleurs été une déesse-mère. La femme avait un pouvoir que l’homme n’avait pas : celui de mettre au monde des enfants. Les peintures murales et les objets sculptés montrent des ventres féminins pleins. C’est plus tard que des pénis en érection vont être représentés. Le tournant va s’opérer à partir du moment où les hommes vont comprendre que c’est le sexe masculin qui apporte la « petite graine » (les spermatozoïdes) dans le ventre de la femme.

Les civilisations de l’Antiquité vont lancer le culte du pénis en représentant sur leurs peintures, leurs poteries et leurs sculptures des sexes masculins en érection. Ce sont les débuts de l’érotisme

D’autres civilisations à travers le monde vont également représenter ce culte dans leur art: au Japon dans les estampes, en Inde sur les statues des temples, en Chine dans les illustrations de traités, au Pérou dans les poteries…

 Du « pénis illustré »  dans l’art, on passe à la vraie vie : les hommes vont chercher à mettre en valeur leur propre sexe. Chez les peuples vivant nus, le sexe au repos est inséré dans un étui pénien ce qui le rend plus « volumineux ». En Europe, le Moyen Âge invente la braguette. Il s’agit d’abord d’une pièce de tissu très coloré qui signale où se trouve le bijou, et qui est souvent rembourré afin de laisse supposer la taille et le volume qu’il a !

Et aujourd’hui ?

Au XIXème siècle Freud a parlé de « phallus » et lui a donné une signification et un rôle dans le développement psychologique de l’être humain. Qu’est-ce que le phallus ? C’est le pénis en érection, certes, mais c’est aussi au sens symbolique, l’emblème du pouvoir, de la puissance, de la fécondité. Il est l’objet de fantasmes… C’est peut-être à cause de Freud, qu’aujourd’hui on est intimement imprégné de l’idée que c’est le pénis qui fait la virilité alors qu’en fait, il fait la masculinité.

Et oui, on a tendance à confondre virilité et masculinité. Dans les esprits, plus le kiki est gros, plus celui qui en est le propriétaire est fort, puissant, viril. Rappelez-vous la célébrissime réplique de Zézette dans le « Père Noël est une ordure », qui disait que « Félix, il a un gros kiki », ce qui ne rentre pas dans les cases du formulaire de la Sécu. Elle en est fière, Zézette, de son Félix !!

Mais en vérité, ne vaut-il pas mieux « une petite qui frétille qu’une grosse qui roupille » ? Finalement ce n’est pas la taille qui compte, mais ce qu’on en fait. Mesurer qui pisse le plus loin, c’est bien quand on est enfant et qu’on se demande à quoi et comment pourra servir son zizi. Mais une fois ado, c’est finalement l’usage qu’on est fait qui est important. Si Rocco Siffredi fait naître des complexes chez plus d’un garçon, c’est qu’il va justement titiller cette représentation vieille comme le monde qui glorifie un pénis énorme et infatigable. Or dans la vraie vie ce n’est pas comme ça que ça se passe.

Et les filles ? Qu’en pensent-elles ?

Les garçons pensent, souvent à tort, que les filles se préoccupent beaucoup de la taille du pénis des garçons. Si elles s’en préoccupent, c’est surtout en espérant qu’il ne soit pas trop gros car elles auraient peur d’avoir mal ! Elles, ce qu’elles veulent, c’est un pénis qui fonctionne et qui soit « agréable ».

Finalement ce sont les garçons qui se mettent la pression tout seuls. Peut-être qu’il faudrait que les garçons aient davantage confiance en eux et soient persuadés qu’avec un petit, un gros, un moyen, un « comme ci ou un comme ça », ils restent des garçons et ça personne ne pourra les en priver !

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