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Publié le , Modifié le 11 mars 2014

Devoir subir le choix des autres

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fin-des-coursIl est des pratiques qu’on n’apprécie vraiment pas, se faire dicter sa propre conduite par d’autres fait partie de la liste et ça irrite : de quel droit autrui m’imposerait-il sa volonté ?

Or entre tout accepter (et vraiment subir) et se rebeller systématiquement contre le choix des autres, il est bon de découvrir l’énorme palette d’alternatives qui se trouvent à notre disposition.

Tout d’abord, il paraît essentiel de se dire que nous sommes tous membres d’une multitude d’ensembles : membre d’une famille, élève d’une classe, élément d’un groupe d’amis, d’une équipe de sport, citoyen dans sa ville, dans son pays… Et à ce titre, nous nous intégrons dans des règles, parfois communément édictées, parfois imposées qui assurent un équilibre dans chacun de ces groupes. Si ces règles, ces choix nous frustrent parfois au point que nous ayons l’impression de les subir, il faut bien reconnaître que l’anarchie n’a jamais été un fonctionnement des plus épanouissants et que ce sont bien les lois que nous devons respecter que découle le fameux : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».

Ces lois, au-delà des devoirs, assurent aussi des droits et protections qui nous permettent alors de ne pas subir n’importe quoi d’autrui, c’est-à-dire l’arbitraire ? Ces petites choses qui sortent de nulle part, sans fondement et en général on ne s’y trompe pas : une remontrance pour une transgression ou une bêtise sera bien désagréable mais avec quelques grammes d’honnêteté, on sera les premiers à reconnaître son bien-fondé… si tant est que l’on comprenne le pourquoi du comment on se fait remonter les bretelles !

Dès lors, on peut dire que l’on s’approprie les décisions qui nous concernent.

Résumons :

  • Subir les choix d’autrui en restant passif : non
  • Comprendre ces choix, éventuellement les compléter et en tirer profit et ainsi être à la fois auteur et acteur de sa vie : bien-sûr !

C’est en partant de ce postulat qu’on rentre dans le dialogue et la négociation. Du coup, chic, au lieu de subir, on peut réagir, porter soi-même des propositions et ainsi se faire connaître en tant que sujet qui en a quand même tout plein dans la tête, ce qui ne se voit pas quand on « subit » en silence.

Prenons l’exemple des orientations scolaires : Est-ce qu’un conseil de classe qui définit un redoublement ou un passage dans une section différente tient compte de ce que j’avais imaginé ? Entre le C.P.E. qui nous verrait bien cosmonaute et le prof d’éco qui nous fait les yeux doux pour qu’on embrasse une carrière de jeune loup commercial, qu’en est-il de notre désir, sera-t-il entendu ? Pouvons-nous tenir compte à la fois de nos désirs, de la réalité de nos compétences, des ouvertures proposées par le marché du travail ? Et bien là, il semble que seul l’échange de points de vue fasse avancer les choses, mûrir des projets, en modifier certains…

En effet, il n’est pas dans l’intérêt d’un prof de frustrer un élève en l’orientant vers une voie qu’il refuse en bloc; par contre, il a également le rôle de « guider » ses élèves afin qu’ils ne foncent pas tête baissée dans le mur. Traduction : le professeur est alors le porte-parole d’une partie de la réalité à laquelle on n’a soi-même pas accès et nous devons utiliser son savoir, nous saisir de son expérience et de celle de tout autre personne susceptible d’éclairer notre propre jugement afin que nous puissions avoir une vision d’ensemble la plus complète possible.

Donc, au-delà des profs, rien ne nous empêche d’être en contact avec d’autres adultes qui peuvent nous renseigner sur tel ou tel projet, métier…les centres d’information et d’orientation, mais aussi, avec un peu de bagout, des adultes qui sont déjà en poste sur le métier de nos rêves. Les interviewer sur leur parcours nous permet parfois d’obtenir des informations inédites, d’entendre parler concrètement de l’activité dont on se fait, le cas échéant, plus ou moins une idée, d’éviter certains méandres par lesquelles ces adultes sont déjà passés, bref, une véritable idée de transmission, qui soyons clairs, n’existe presque plus de nos jours… de façon spontanée… alors courage pour relancer de bonnes vieilles pratiques qui ont pourtant fait leurs preuves…

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