Tu te sens triste, tu as des idées noires, tu subis des violences... Ce forum te permet de t’exprimer.
08 Mai 2018, 04:23
Gabryel.

Je suis ochlophobe et glossophobe. En clair, je ne supporte pas d’être dans une foule. J’ai l’impression d’y être poussé de tous les côtés, d’y être coincé et de ne pas pouvoir en sortir. Parfois, ça va au-delà du fait d’être en plein dedans. Quand je suis dans le foyer du lycée par exemple, et qu’un bon nombre de personnes s’y trouvent, ça peut suffire à me stresser. C’est problématique le matin, pendant les récrés et les heures d’étude. Je reste souvent dans un endroit où je suis sûr de trouver peu de monde, comme un couloir vide ou même les WC, aussi pathétique que ça puisse paraître.

Malheureusement pour moi, ça va de pair avec ma glossophobie ; si certain.e.s ont le trac au moment de passer un oral, je stresse parfois au point d’avoir l’impression de frôler la crise d’angoisse. Il y a quelques mois, ça m’a même rendu malade, et je me suis senti nauséeux pendant trois jours. L’an dernier, j’ai craqué à un oral d’anglais, je me suis retrouvé à trembler et pleurer bêtement devant toute la classe. Même chose l’année d’avant. À vrai dire, même sans la classe derrière, les oraux m’angoissent. J’ai raté la plupart de mes oraux passés seulement avec le/la prof. Pendant un temps, j’ai pensé que ça avait commencé au collège, mais en primaire déjà, c’était un sujet de stress. Je me rappelle d’une pièce un peu stupide qu’on avait dû jouer en classe et que j’avais surjouée à cause du stress.

Par ailleurs, j’ai énormément de mal à faire confiance à quelqu’un. Même à mes ami.e.s parfois. Au fond, c’est sûrement ce point-là qui me pose le plus problème. Quelques unes de mes professeures m’ont demandé de « leur en parler » depuis le collège, et encore maintenant, je n’arrive pas à m’y résoudre. J’ai bien réussi à parler d’une chose ou deux cette année, mais je n’arrive pas à aller plus loin. Je n’arrive pas à faire confiance à ma prof, et j’ai du mal à parler de certaines choses quand je ne veux même pas y penser.

Parce que je ne recherchais pas activement la compagnie des autres, j’ai eu le droit à de nombreux reproches, moqueries ou insultes. Un collégien qui m’appelait « la triso », une prof de maths qui a demandé à ma mère si j’étais autiste. Pendant au moins une moitié d’une année scolaire, ma mère m’a engueulé régulièrement parce que mon prof de français lui en avait parlé à une réunion parents-profs il y a trois ans de ça. Elle m’avait dit « T’as deux mois pour changer. » Mes parents m’ont souvent fait des remontrances à ce sujet, mais rien n’a vraiment changé. Je me suis forcé à fréquenter des gens quand j’ai changé d’école. À chaque fois, ça s’est mal fini. Entre la fille qui vivait clairement dans un autre monde, celle avec qui j’étais censé être « amie » et avec qui ça a mal tourné quand elle m’a jeté comme un déchet, ou encore celle avec qui je m’efforçais d’essayer de m’entendre mais que je ne supportais pas… j’ai laissé tomber les relations dans mon lycée. Du coup, encore maintenant, je suis vu comme un antisocial, un asocial, ou autres ; je ne suis pas au courant de ce qui peut être pensé à mon sujet, et je crois que ça veut mieux.

À force de remontrances de la part de mes parents, je me suis mis à penser que quelque chose clochait chez moi, et j’ai essayé de comprendre. J’ai fait des recherches sur Internet, j’ai essayé de trouver quelque chose qui me correspondait. J’ai pensé être ceci ou cela, mais au final, je ne sais toujours pas ce qui cloche. Peut-être qu’il y a vraiment quelque chose, peut-être que je me fais des idées, peut-être que je suis juste bizarre ou socially awkward ; je ne sais pas. De toute façon, mes parents sont psychophobes, alors même si je le voulais, je ne pourrais pas consulter pour avoir des réponses.

Pour ce qui est de la famille normative, en gros :
- Ils sont très attachés à leur religion, je suis athée. Seulement trois personnes le savent je crois, bien que mon père m’ait l’air de s’en douter. Et évidemment, ça ne leur a pas plu. Mais ce n’est pas trop un problème du moment que ça reste discret.
- Ils sont sexistes. L’homme travaille, la femme reste à la maison et s’occupe des enfants, des tâches ménagères, de la cuisine. On doit tou.te.s se marier et avoir des enfants. Pour moi qui ne tiens pas énormément à me marier et qui ne suis pas hétéro ni cisgenre, ce n’est pas facile tous les jours, surtout quand ils se mettent à me faire la morale parce qu’ils ne m’ont jamais vu en couple ou parce que j’ose affirmer que je ne veux pas me marier et être parent.
- Ils sont machistes. La femme doit servir son mari selon eux. La femme prend le nom de son mari aussi, donc pour eux, seul un homme peut assurer la continuité d’un nom de famille, entre autres.
- Ils sont anthropocentristes. En clair, l’humain aurait le pouvoir absolu sur les animaux. Ils me font pas mal de reproches ces derniers temps parce que la viande me dégoûte depuis le jour où ma mère nous a servis des homards. Devoir décortiquer un cadavre ne m’a pas vraiment plu, j’en avais presque fait une réaction allergique. Mon père est particulièrement remonté contre ‘nos’ chiens par moments. La dernière fois, il s’est plaint que ce soit la première fois qu’il ne « maîtrise pas un animal comme ça ». Je ne saurais pas dire combien de fois il a parlé de se « débarrasser » d’eux, ou pire.
- Ils sont hétéronormatifs, cissexistes, transphobes, homophobes, biphobes… bref. Je ne serais pas étonné qu’ils ne croient pas à l’existence des intersexués. C’est une expérience des plus agréables que de les côtoyer quotidiennement quand on ne rentre pas dans le modèle allozedcishetmono, vraiment. D’entendre toutes leurs réflexions à ce sujet aussi. Enfin, entre réflexions et insultes, la limite est floue.
- Ils sont racistes/xénophobes. Entre autres, si un film présente un personnage non blanc, on peut être sûr.e.s d’entendre mes parents se plaindre.

Mon père est franchement misogyne. Pour lui, une femme, c’est limite un objet. Un animal, pareil. Il me donne l’impression d’être un pervers narcissique pour tout dire. Il insulte et engueule souvent son épouse. Il rabaisse les femmes dès qu’il en a l’occasion. Il veut toujours être le centre de l’attention. Il est très prétentieux. Il n’admet pas qu’on puisse avoir des émotions je crois. Quand j’étais enfant et qu’il m’engueulait pour telle ou telle chose, comme pas mal d’enfants, j’avais du mal à ne pas pleurer. Et lui me menaçait de m’en coller une si je n’arrêtais pas. Il m’insultait pour ça aussi. Parfois, il tapait sur un mur. Il a nous a beaucoup servi son histoire comme quoi son cheval le respectait et le craignait parce qu’il lui mettait des claques. Il y a quelques temps, il a remarqué que j’étais lassé de sa compagnie et m’a très clairement dit que si ça pouvait m’aider à apprendre à sourire, il était prêt à m’en coller une. Il est capable de s’énerver pour n’importe quoi. Une fois, on était dans la voiture, il y avait un cheveu sur un siège. Il m’a engueulé et m’a menacé de s’arrêter dans un terrain vague pour m’en coller une si je ne le sortais pas par la fenêtre sur le champ. Sauf que j’étais au milieu, donc bon. Quand j’ai eu 18 ans, il s’est plaint que je lui coûtais plus cher en impôts parce que j’étais majeur. Il voit la famille comme une entreprise. Il a souvent dit qu’il nous payait pour faire telle ou telle chose, surtout à son épouse à qui il a l’air d’aimer ordonner de « faire son travail ». Elle lui a toujours cherché des excuses. Le travail le fatigue, il est stressé, etc. Encore maintenant, bien qu’elle ait reconnu qu’il est insupportable et qu’elle s’est trompée sur son compte, elle lui cherche des excuses.

Ce n’est pas tellement plus facile avec ma mère pour être franc. Elle n’a jamais tellement accepté le fait que je ne me confie pas. En primaire, j’ai eu une soudaine peur bleue de la mort après avoir vu un film qui en parlait. C’est sûrement suite à ça qu’il m’est arrivé de ne pas avoir le moral bien haut. Quand elle s’en apercevait, elle insistait pour savoir ce qu’il se passait, mais je ne crachais pas le morceau. Alors elle m’emmenait de force dans ma chambre et me prenait à part pour m’interroger. Je n’en démordais pas, et elle non plus. Je crois qu’elle n’a jamais bien compris que me brusquer n’était pas une solution. Comme pour toutes les fois où elle m’a vivement reproché de ne pas être « normal », de ne pas « faire comme les autres » et j’en passe. Comme les deux ou trois fois où elle m’a confisqué ma tablette, mon portable et mon PC pour me forcer à dormir. Ou la fois où elle m’a carrément forcé à rester dans ma chambre sous prétexte que je devais dormir. Elle était restée dans le couloir pour vérifier que je ne sorte pas. Et ça la faisait rire. Son mari aussi trouvait ça drôle, bien qu’il lui ait dit qu’il ne voulait pas qu’elle fasse ça. J’avais entendu des heures qu’elle quitte le couloir juste pour pouvoir aller aux WC… je n’ai pas trouvé ça très marrant. L’an dernier, quand elle a vu une émission avec une fille trans qui parlait de sa transition, elle s’est offusquée et a fait montre de sa transphobie. Je m’étais engueulé avec elle, en dépit de mon frère qui me faisait signe d’arrêter.

Dernièrement, j’ai remarqué à trois reprises qu’elle me regardait bizarrement. Elle me fixait, mais pas dans les yeux, si vous voyez ce que je veux dire. J’ai repensé à toutes les fois où elle m’a dit que non, je ne suis pas trop maigre, je suis bien comme ça, toutes les fois où elle me reprochait de ne pas vouloir porter un bikini en me demandant « Si tu te montres pas maintenant que t’es jolie, tu le feras quand ? », celle où elle m’a reproché de ne pas vouloir porter une robe ou une jupe, comme quoi elle n’avait jamais vu une fille de 17 ans qui ne montrait pas ses jambes, que c’est en général à cet âge-là que les filles le font… bref, je trouve ça glauque maintenant.

Quand j’ai eu ma première coupe de cheveux il y a quatorze mois, elle m’a harcelée pour que je me fasse percer les oreilles. J’étais moralement fatigué et je n’avais pas le courage de m’y opposer assez longtemps pour qu’elle abandonne, alors j’ai cédé. J’ai regretté à la seconde où elle a demandé à une employée du magasin de me percer les oreilles, et encore plus quand je l’ai vue sourire pendant tout le trajet du retour en bus. J’avais pensé à descendre à n’importe quel arrêt et partir n’importe où, juste pour ne plus la voir sourire. Une des boucles était mal plantée et me faisait un mal de chien. J’ai très mal dormi la première nuit. Le lendemain, je l’ai retirée. Ma mère a bien vu que ça avait saigné, mais elle s’en fichait. Elle a pris la boucle, le produit désinfectant, en a versé dessus et a tenté de me la remettre. J’ai enlevé la seconde boucle ensuite, mais mon lobe s’est mal refermé et me démangeait de temps à autre. J’ai remarqué une croûte il y a quelque semaines, ça m’a insupporté et je l’ai arrachée.

Mon père aussi a mal réagi. La première chose qu’il m’ait dite de ce que je me souviens, c’était « Alors tu m’as fait ce coup-là, transgenre. » comme si je l’avais trahi, comme si je le décevais. La troisième fois, il avait lancé tout un tas de trucs, comme « Tu vas te réveiller avec une hache. » ou « Si tu veux rester ici une nuit de plus, soit tu mets ta capuche, soit tu vas plus chez le coiffeur. » et avait parlé de m’enfermer quand je revenais des cours. Ma mère m’avait dit « N’oublions pas que c’est nous qui voyons ta tête. » Ils m’avaient interdit de me les couper jusqu’à Noël ensuite. Ils voulaient leur petite fille avec une coupe au carré. Je veux bien que c’est eux qui la voient, mais c’est quand même moi qui la porte. Et je préfère avoir les cheveux courts plutôt que de les avoir longs et avoir envie de me les arracher… donc j’ai laissé couler quelques mois et j’ai pris la tondeuse de mon père dans la salle de bains. Ils ne m’ont pas lâché avec ça, mais tant pis.

Ce qui me dérange surtout, ce n’est pas tant ce que mes parents en pensent. Je n’ai jamais vraiment cherché à ce qu’ils soient fiers de moi, j’ai vite senti qu’ils ne le seraient probablement jamais. Ils étaient peut-être fiers de ce qu’ils voyaient en moi avant, mais ils ne le seront jamais de ce que je suis. C’est plutôt la dysphorie. J’ai toujours détesté ma voix, et depuis que je sais que suis trans, j’ai compris pourquoi je tire aussi souvent sur mon t-shirt, pourquoi je ne suis pas à l’aise en robe ou en jupe, pourquoi en primaire déjà, je disais des trucs comme « C’est nul d’être une fille. » (désolé pour les filles, j’ai rien contre vous), ou même pourquoi j’enviais les garçons dans les pubs de Hot Wheels. Il y a aussi le fait que je ne peux rien y faire, pour le moment du moins. J’ai eu du mal à l’accepter même si tout porte à croire que je n’ai jamais été cisgenre, et je sais que si j’ai eu du mal à l’accepter, eux ne l’accepteront jamais. Je ne veux pas toujours me l’avouer, mais j’ai plus peur de ce qu’ils pourraient faire s’ils l’apprenaient que de ce qu’ils pourraient en penser…

Surtout depuis huit mois. L’an dernier, ma mère avait organisé un séjour fin août, et je lui avais dit que je ne voulais pas y aller. Mon père m’avait soutenu par blague. Elle lui avait dit de se la fermer, à moi également. Ça a vite mal tourné. Elle a commencé à s’énerver. Quand elle m’a dit de me taire, j’ai riposté. À un moment, mon père est parti dans le salon pour mettre sa cravate, et elle en a profité pour m’en bloquer dans le couloir. À deux reprises, elle m’a menacé de m’étrangler si je n’arrêtais pas. Et à deux reprises, je ne l’ai pas prise au sérieux. Alors elle a voulu passer à l’acte. Elle s’est arrêtée au bout de quelques secondes en voyant que je ne me débattais pas. Ça n’aurait servi à rien, elle fait plus du double de mon poids. Et j’avais juste envie que ça finisse, peu importait comment.

Depuis, je ne supporte plus qu’elle s’approche de moi ou me prenne de force dans ses bras. Elle n’apprécie pas que je la repousse, mais je lui avais bien dit de ne plus m’approcher ce jour-là. Sauf qu’évidemment, elle ne veut pas le comprendre et trouve inacceptable que je réagisse comme ça. Elle me stresse, je dors encore moins bien qu’avant. J’ai même commencé à me réveiller régulièrement pendant la nuit. Parfois, je suis stressé à l’idée qu’elle puisse entrer dans ma chambre n’importe quand. J’ai beau faire comme si de rien n’était quand elle vient et ferme la porte pour me parler, au fond, sa présence me stresse. La première chose que j’ai pensé le jour où c’est arrivé et que j’ai filé dans ma chambre, c’était ce qu’elle pourrait faire le jour où elle apprendrait que je suis trans si elle était capable de se mettre en tête de m’étrangler pour une simple sortie. Elle se plaint de ne pas comprendre ce que je dis parce que je ne parle pas assez fort, sans se douter que je me force à lui parler. Parfois, elle me demande si je l’aime, et je trouve totalement ignoble qu’elle se permette de me le demander et d’attendre une réponse positive.

J’essaie d’éviter mes parents au maximum depuis l’an dernier. Quand je finis les cours plus tôt, je reste dehors et je rentre à l’heure où le car arrive. Il m’arrive même de faire semblant de dormir pour les éviter. Souvent, j’hésite à sortir de ma chambre parce que je n’ai pas envie de tomber sur eux, et chaque fois que j’en sors, je le regrette. Je mentirais si je disais que je pense à fuguer depuis des mois. En fait, la première fois que j’y ai pensé remonte à au moins sept ans. J’y pense simplement beaucoup plus souvent maintenant. La dernière fois que j’y ai pensé, c’était il y a quatre jours. Le lendemain, j’ai regretté d’être rentré.

Enfin bref, ce racontage de vie est beaucoup trop long. En gros… je sais pas quoi faire. J’ai beau essayer de me convaincre que je peux bien tenir encore un peu, je sais que je ne peux pas. Mon côté tête dans la lune a beau m’aider à tenir par moments, je sens bien que je suis en train de craquer, ou que je vais finir par le faire. Mais je n’arrive pas à en parler. Pas face à quelqu’un, en tout cas. Je ne sais même pas quoi faire l’année prochaine. Si je laisse faire les choses, j’irais passer trois ans à l’université pour faire un Bachelor dont je ne suis même pas sûr qu’il m’intéressera ou que je le réussirais, simplement parce qu’après les nombreuses fois où j’ai dit que je voulais faire telle ou telle chose et que mes parents ont trouvé tous les arguments possibles pour m’en dissuader, j’ai été assez stupide pour lâcher que je voulais faire de l’informatique pour avoir la paix.

Des conseils ?

08 Mai 2018, 10:21
Invité

Bonjour,
Malheureusement je n'ai pas vraiment de conseils à t'apporter. Je suis trans aussi ( on appelle ça FTM Female To Male). Personnellement j'étais dans une situation très complexe et j'ai attendu d'avoir mes 18 ans pour partir de la maison. C'est une chose très difficile à faire, mais parfois, c'est nécessaire pour se sentir mieux. Tu peux essayer d'en parler à un adulte de la MDA par exemple, pour te trouver un hébergement dès que tu auras atteint 18 ans. Le seul conseil que je peux te donner est de fuir

08 Mai 2018, 13:43
AventurierAventurier
  • Inscription : 07 Mai 2018, 22:27
  • Message(s) : 16

Bonjour,
Déjà, merci d'avoir répondu et d'avoir pris la peine d'aller au bout du pavé.

Je me suis renseigné un peu sur les mogais, je connais les appellations FtM et MtF. Je n'utilise simplement pas "FtM" parce que je ne suis pas tout à fait certain d'être binaire.

La MDA de mon département est assez loin d'ici, je doute de pouvoir m'y rendre. J'ai déjà atteint mes 18 ans il y a quelques mois en fait, je ne sais pas bien si on peut avoir de l'aide à ce niveau-là quand on est majeur.e ?

Je l'aurais bien fait si j'avais un endroit où aller, mais ce n'est pas le cas. Je ne pense pas pouvoir me tourner vers quelqu'un.e d'autre dans ma 'famille'. J'ai bien un ami dans un autre lycée, mais je ne tiens pas trop à squatter, puis on habite dans le même village de toute façon. Et la perspective que je m'en aille et que je retombe sur mes parents plus tard me bloque pas mal. J'ai déjà de la chance qu'ils ne sachent pas que j'en ai parlé...

Je crois que la solution la plus réalisable en ce moment serait de parler à ma prof, mais je ne sais pas bien ce qu'elle pourrait y faire. Il y a bien des assistantes sociales pas loin de mon lycée, mais on avait dû les voir après une embrouille entre ma mère et ses parents et je ne voudrais pas risquer qu'elles m'envoient chez eux.
Mais ça ne risque pas d'impliquer mes frères si je pars ? Je redoute aussi ce qui pourrait arriver à mon chien en fait, déjà qu'il s'est plus ou moins fait taper deux ou trois fois... c'est surtout pour mon petit frère et lui que je suis resté. J'arrive pas à me décider, je crois.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
08 Mai 2018, 15:26
GuideGuide
  • Inscription : 30 Nov 2017, 13:09
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  • Localisation : Aquitaine, France

Bonjour,

(A la MDA où j'ai été suivie pendant quelques années ils acceptaient des dossiers jusqu'à 20 ans je crois. Sinon selon les villes tu peux trouver des unités "intermédiaires" entre l'aide aux adultes et aux mineurs. Mon unité aide les 18-25 ans, mais je suis dans une ville avec une université, c'est un peu particulier.)

Je ne sais trop que dire, dans ce genre de cas à part fuir et trouver des spécialistes on ne peut pas faire grand chose... :'(

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-là. Puis dors après. Allons, tu vois je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.
08 Mai 2018, 16:28
NoviceNovice
  • Inscription : 01 Mai 2018, 21:17
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Prends tout le temps qu'il te faut pour réfléchir, mais penses à ta sécurité. Oui, je confirme que la MDA peut t'apporter de l'aide. Honnêtement moi j'ai fuis chez ma meilleure amie, pourtant moi non plus je voulais pas squatter, mais le temps de passer le bac et tout ça. Tu sais, depuis décembre, quand je suis parti, j'ai pas recroisé ma mère donc voilà. Mais pense avant tout à toi

08 Mai 2018, 17:37
AventurierAventurier
  • Inscription : 07 Mai 2018, 22:27
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@Camarade
On doit faire un dossier ? Comment ça marche exactement ?
Comment ça se passe quand on est suivi.e dans une MDA ?
Si je voulais faire une transition, ce serait toujours possible ?
Bon je pose trop de questions, mais comment ça se passerait pour mon chien ?
Et au niveau post-bac, ce serait l'insertion professionnelle directement ?

@Pancake
Je réfléchis depuis trop longtemps à vrai dire. Le seul ami chez qui je pourrais aller habite à 5/10 minutes à pied, je crois pas que ce serait une solution. L'autre est au Québec, c'est un peu loin.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
08 Mai 2018, 22:19
GuideGuide
  • Inscription : 30 Nov 2017, 13:09
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  • Localisation : Aquitaine, France

Oh euh je voulais dire, ils constituent un dossier sur toi. Comme ils fonctionnent souvent en équipe. Il faudrait téléphoner pour voir si tu peux quand même avoir un rdv avec une assistante sociale sur place.

Par contre je n'ai aucune idée de comment ça se passerait pour toi. J'avais juste un suivi psychiatrique là-bas, je ne peux pas trop te dire. J'ai un doute d'un coup, pour moi la MDA c'était juste une plateforme avec des spécialistes, pas un lieu d'hébergement.
Je ne sais pas du tout quelles sont les solutions qu'on va te proposer.
(Tu peux très bien faire des études sans le soutien de tes parents, mais si tu voulais demander un logement étudiant pour l'an prochain les délais pour demander une chambre et une bourse sont dépassés. Tout ce qui est Foyer des jeunes travailleurs et autre, je ne connais pas du tout, je ne sais pas si c'est ouvert à d'autres personnes que des travailleurs et des gens en formation professionnelle.)

Je n'ai pas trop d'espoir pour le chien. :'(

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
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Et tu chantonneras comme un enfant bercé.
09 Mai 2018, 19:26
Grand maîtreGrand maître
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  • Localisation : Bourgogne Franche-Comté

Salut tout le monde,

Tu peux faire des études sans le soutien de tes parents Gabryel, et avec le soutien du CROUS même si le délai pour le Dossier Social Etudiant est dépassé. Si tu veux faire cela, rends toi dans un CROUS asap pour avoir de quoi constituer le dossier et avoir l'aide pour septembre. Il faut que tu prennes rdv avec l'assistant.e sociale.
Tu vas en fait faire une demande d'aide annuelle. C'est un dispositif pour les gens qui sont en rupture avec leurs parents. Bien sûr, tu peux encore être en contact avec lui.elle, mais s'iels ne veulent pas te soutenir dans tes études compte tenu de tes 'habitudes de vie' (comportements phobiques et dysphorie dont iels ne tiennent pas compte), le CROUS peut prendre le relai financièrement.

Après il te faudra un logement, etc. aussi. On pourra discuter de comment t'organiser si effectivement tu fuis la maison de tes parents pour la rentrée de septembre. (D'ailleurs si tu peux te faire de l'argent cet été ça n'est pas plus mal).



Les MDA se font un dossier avec ton nom et un n° de tel. Peut-être une adresse aussi, mais 2 questions à l'accueil et ça y est, le dossier est fait! Sachant qu'iels gardent toutes les infos pour eux.elles étant donné que c'est complétement anonyme en plus d'être gratuit.
Tu pourras y rencontrer des assistant.e.s sociaux, et des psyS au minimum... Après il faut leur poser la question pour savoir qui tu pourras rencontrer exactement la bas.
En général iels accueillent jusque 21 ans pour la 1ere prise en charge. Parfois jusque 26. Là encore, pose-leur la question ;)


Le chien, le frère, etc. C'est tout à ton honneur, mais malheureusement on ne peut pas sauver tout le monde sur cette planète... Ils ont aussi des moyens pour s'en sortir eux-mêmes, tout comme toi tu penses à quitter le foyer. Si vraiment c'est grave, tu peux appeler des associations ou assistant.e.s sociaux qui interviendront chez tes parents, mais là c'est une autre tournure.
En tout cas, tu as le choix : partir ou rester chez tes parents. Mais comme tu sais si bien le faire, n'envisage pas que la binarité : tu peux peut-être rester jusqu'à ce que... Un événement particulier se manifeste, ou jusqu'à une certaine date. Ou partir mais rester en contact (secrètement) avec ton frère. Ou partir mais resté.e informé.e par qqn d’extérieur, ou que sais-je encore !!
Je dirai que la dysphorie de genre est déjà une assez grosse souffrance en elle-même pour que tu en rajoutes, mais c'est toi qui vis la situation, pas moi. Quand est-ce qu'il sera tant que tu penses à toi ? Peut-être que c'est maintenant le moment pour que tu partes - grâce aux études - vivre ta vie ailleurs ? A toi de voir...

C'est ce que j'ai fait moi. Ma porte de sortie a été les études : à 550km de chez moi. J'ai été soutenu financièrement par le CROUS. Je parle très très peu à mes parents encore aujourd'hui. Donc mon point de vue sur ton histoire converge sur comment je m'en suis sorti moi. A toi de voir ce que tu veux prendre et laisser...
Car ton histoire est oh! combien similaire à la mienne!


Par contre, je n'ai pas compris ta question à Camarade : 'Si je voulais faire une transition, ce serait toujours possible ?'
Pourquoi et comment ça pourrait ne plus l'être ??? C'est toujours possible une transition à moins que :
- tu en aies déjà faite une (la réassignation de sexe est irréversible (la stérilisation aussi d'ailleurs))

Et je n'ai pas compris pourquoi 'ce serait l'insertion professionnelle directement' en post bac non plus ?? Si tu veux travailler tu dois pouvoir, si tu veux te réorienter également, et si tu veux poursuivre tes études je ne vois pas ce qui t'en empêcherait!



Prend bien soin de toi Gabryel


PS : il y a le **** : le seul festival sur la thématique du genre en France!

09 Mai 2018, 19:55
AventurierAventurier
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Si je vais à la MDA et qu'ils ne sont pas en mesure de faire quelque chose, tu penses qu'ils pourraient me diriger vers un établissement plus adéquat ?
Je ne suis pas vraiment sûr de faire des études l'an prochain à vrai dire, peut-être l'année suivante.
Je pourrais toujours chercher une pension ou quelque chose du genre pour lui, j'imagine.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
09 Mai 2018, 22:03
AventurierAventurier
  • Inscription : 07 Mai 2018, 22:27
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@Snake Plissken
J'avais envisagé de travailler un peu cet été pour mettre de côté, mes parents ne savent pas ce qui m'y motive réellement à vrai dire, mais bon.

Pour le CROUS, ça ne concerne que les études en France ?

J'essaierais d'aller à la MDA dans le mois je pense.

Je la supporte tant que je n'y pense pas en fait. J'ai du mal à ne pas y penser ces derniers temps par contre, surtout avec ma mère qui me rabâche de temps à autre que je ressemble trop à un garçon. Mais peut-être que je minimise et que je me mets trop de côté après...

Je n'ai pas dit que ça ne pourrait plus l'être, je posais simplement la question pour en être sûr, idem pour l'insertion professionnelle. J'ai découvert le site seulement hier alors je ne suis pas très informé. Puis j'avoue que je préfère avoir le plus d'informations possibles, tout ça ne me rassure pas tellement.

Le ? Je ne vois que des astérisques là.

Merci de ta réponse en tout cas.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
09 Mai 2018, 22:51
Grand maîtreGrand maître
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Ca dépend de ce que tu attends de la MDA. Tu devrais y trouver une écoute et de l'aide. Mais pas l'équipe pour faire une transition. Je ne suis pas sûr qu'iels sachent vers qui te renvoyer. Mais iels ne feront pas 'rien' à la MDA.
A ce propos, fais attention à toi quand tu consultes : la transphobie court toujours les cabinets malheureusement... Tu peux tomber sur des gens qui ne comprennent rien, ou/et qui te jettent, ou/et qui te traitent de fou.folle, ou/et qui te posent des questions dont les réponses ne les regardent pas, ou/et qui te demandent de te déshabiller, etc. Pour tout ça : passe ton chemin si jamais ça t'arrive.
Pour ce qui est d'une transition : ********.
******************************************************************

D'accord, mais sache que le CROUS ne peut te venir en aide que si tu es scolarisé.e (certificat de scolarité). Et pour les dossiers d'aide financière iels te demandent si tu as validé ton année ou non. Bien sûr, on a tout.e.s le droit à une 2e chance donc iels tolèrent en général un 'redoublement'. Mais sache que ca fait parti des éléments du dossier.
A part en travaillant, je ne vois pas trop comment tu peux faire pour survivre en t'émancipant de tes parents. Sur la fin du topic de Lea68 il y a un 'Invité' qui s'est émancipé, à travailler, puis a repris ses études. Ce doit être dans les 2 ou 3 dernières pages.

Une pension ? Pour le chien ? Oui, pourquoi pas. Il faudra la payer. Et il faudra qu'il y soit bien... Mais tu as les papiers du chien au moins ? Je suis contre cette notion de propriété, mais malheureusement, juridiquement parlant en France si tes parents veulent le récupérer et que les papiers sont à leurs noms à eux tu ne pourras rien faire... Enfin il me semble que c'est comme ça. A voir les infos que contiennent les puces aussi... J'n'ai jamais eu de chien en fait... :/

A bientôt


Bon courage

10 Mai 2018, 15:13
Grand maîtreGrand maître
  • Inscription : 10 Jan 2018, 11:58
  • Message(s) : 137
  • Localisation : Bourgogne Franche-Comté

Hello,

Le CROUS te soutiendra si tu es étudiant.e inscrit.e dans un établissement français, oui. Une fois inscrit dans cet établissement, tu pourras aller faire 1 semestre d'étude à l'étranger ou/et un stage à l'étranger. Tu peux faire plus, mais si tu en es à ton 2e voyage à l'étranger tu ne seras plus prio pour recevoir leur aide financière car iels font en sorte d'aider ceux.celles qui partent pour la première fois et le montant de leur bourse est limité.
Il existe également des structures qui proposent des double-diplômes avec des structures étrangères. Ca devrait passer pour le CROUS.

Oui, oui, va en MDA!

Je ne sais pas si 'tu te mets trop de côté'. Après, c'est pour toi une façon de se protéger que de se mettre de côté (jusqu'à ce que tu aies quitté tes parents ou jusqu'à ce qu'iels t'acceptent comme tu es ou autre), c'est peut-être une bonne chose que tu te mettes de côté!

Je comprends. Je te laisse t'informer alors...
Tu pourras toujours tenter de poser des questions ici.

Libres regards

10 Mai 2018, 21:00
AventurierAventurier
  • Inscription : 07 Mai 2018, 22:27
  • Message(s) : 16

@Snake Plissken
Travailler et étudier ensuite m'a l'air pas mal. À vrai dire j'avais envisagé une petite pause entre le Bac et les études parce que je me voyais mal enchaîner treize ans de scolarité et quelques années d'étude, je pense que je vais faire ça si je peux.

Oui, j'ai ses papiers, il faut juste qu'on les renvoie pour les faire refaire, ils les ont mis au nom de mon petit frère et se sont trompés sur sa couleur dans le certificat de naissance. Je ne sais pas combien de temps ça va prendre par contre.

Elle est assez loin quand même, il me faudrait au moins deux heures pour l'aller-retour... je ne sais pas si je trouverais le temps de le faire sans que mes parents se doutent de quelque chose.

Ils ne m'accepteront jamais, je ne compte plus là-dessus depuis un moment.

Autrement, j'aurais besoin d'un conseil plus immédiat disons. J'ai un problème avec mon poids, je n'arrive pas à en prendre et il faudrait vraiment que j'en prenne un peu. J'ai essayé d'en parler à mes parents, mais ils s'en foutent je crois. Ils sont persuadés, ainsi que tout le reste de la famille, que je suis juste dans une période chanceuse où je reste mince sans faire de régime et que je devrais en profiter parce que ça ne durera pas. Sauf que je mange à la même table qu'eux, et je remarque qu'alors que mes parents et mon petit frère se plaignent parfois de surpoids, je ne parviens pas à en prendre et je n'ai pas le droit de m'en plaindre apparemment. Ils doivent penser que je n'ai pas à me plaindre d'être trop mince alors qu'eux s'estiment "trop gros", sans comprendre que c'est problématique d'un côté de la balance comme de l'autre... La dernière fois que je me suis pesé l'an dernier, j'avais regardé l'IMC sur Internet, d'après le tableau j'étais en dénutrition. Puis avoir lu que les gens en dénutrition perdraient la moitié de leurs muscles avant de décéder n'est pas plus rassurant.
Je ne crois pas que ce soit lié à la réduction de ma consommation de viande, j'ai toujours été en sous-poids. Même, une semaine, on avait été deux ou trois fois au McDo et j'avais perdu, donc bon... j'ai dit à ma mère que je pensais être ectomorphe une fois, elle ne m'a pas pris au sérieux.
Bref, j'aurais besoin d'astuces pour prendre quelques kilos.
Merci d'avance.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
11 Mai 2018, 12:40
Grand maîtreGrand maître
  • Inscription : 10 Jan 2018, 11:58
  • Message(s) : 137
  • Localisation : Bourgogne Franche-Comté

Hello,

C'est la MDA qui est à 1h de chez toi ??
Tu peux dire que tu es allée chez qqn, non ?

Il y a un truc que j'ai pas saisi. Tu as mentionné dans un post plus haut que ton père avait dit qqc comme 'Alors c'est ca que tu me fais, trans' ?' Et après tu dis que ta mère te repete que tu ressembles à un garçon. Mais du coup, iels ont bien connecté tes parents que :
1) tu avais une problématique transidentitaire
2) que ce qui est trans' a +/- un rapport avec le genre, le sexe biologique
Non ?

Je ne sais pas quoi te dire pour le poids, je ne sais pas comment on fait pour en prendre.
Par contre, méfie-toi des conseils qu'on va te donner : rester assis à manger des chips et autres snacks devrait effectivement te faire grossir. Mais ce gras est mauvais pour la santé. Tu risques de trop augmenter le taux de 'mauvais cholestérol' (je n'aime pas trop cette appellation, mais bon). Fais également attention à ton taux de sel si tu manges plus et pas forcément bien.
Normalement, tout ce qui est arachide c'est du 'bon gras'. Le bon gras c'est ce qui est poly ou mono-insaturé : tout simplement parce que comme il n'est pas saturé, ton corps va pouvoir lui apporter d'autres éléments chimiques, le faire réagir et le transformer en d'autres choses rapidement. ALors que le mauvais gras c'est le saturé. Ton corps ne verra pas quoi en faire et va le stocker. C'est plus compliquer à transformer, alors il va le laisser de côté (fesse, cuisse, bas du ventre, etc.) et ce sera la galère pour t'en séparer.
Bon, il faut forcément un peu de mauvais gras, et on en a tou.te.s, fais simplement attention à ne pas lancer une machine que tu ne saurais arrêter à temps...

Autrement, pour prendre de la masse, ce qui est plus lourd que le gras c'est le muscle. => Activité physique.


Autre chose : l'imc est franchement criticable. D'abord parce qu'elle se rapporte à une surface, or un.e humain.e n'est pas en 2D, mais c'est bien un corps en 3D, un volume. Au final, l'IMC fonctionne a peu pres pour la majorité des gens à titre indicatif, pour dégrossir, mais il arrive que sur certain.e.s l'IMC n'est pas du tout l'outil adéquat. Peut-être que c'est le cas pour toi.
Il existe d'autres outils de ce type plus complets mais je ne sais plus comment ils s'appellent. Bref, il s'agit de se peser, mesurer sa taille et le périmètre des poignets et autres tout simplement pour prendre en compte la taille des os. Je crois que c'est pour trouver son 'poids de forme'. Tu peux p-e chercher ça sur internet. En gros, avec cette méthode, si tu as de petits os on le voit tout de suite et on estime mieux la masse de 'viande' qu'il y a sur toi. Alors que l'imc fait l'hypothèse que tu as une certaine taille d'os qui est probablement superieur à la tienne. Sauf que vu tous les os qu'on a, l'écart peut effectivement être important au final...
Voilà, je te laisse chercher si tu le souhaites.

Si tu as un manque de protéines et que ton corps commence à se nourrir de ses propres muscles (c'est ce qui arrive pour les gens en dénutrition), ça va se voir au niveau de tes bras en premier lieu. Vers le triceps et le biceps donc, ton bras va se creuser en forme bizarre et ça ne fera plus une espèce de masse cylindrique +/- flasque. C'est courant dans les pays où la famine s'est installée. Parfois aussi chez certain.e.s sportif.ves qui s'entrainent trop par rapport à leurs apports nutritifs en protéines.
Je suppose que c'est de ça dont tu parlais avec ceux.celles qui perdent la moitié de leurs muscles.

*** n'est pas vraiment de la bonne bouffe. Leur viande est de basse qualité, iels rachetent de vieux animaux à n'importe quel prix (j'ai déjà était en contact avec des 'marchands de bestiaux'). Même si l'éleveur ne pensait pas que son animal était vendable pour la boucherie! Donc le taux en protéines est moindre et en plus il est de basse qualité. Iels ont des problème de L-cysteine pas clean du tout dans leur pain. Donc les glucides doivent pas être de bien meilleur qualité que les proteines chez eux... Il y a pas mal de sucre (rapide donc) dans leurs 'plats' : ça ton corps le dépense tout de suite. Reste peut-être les patates... Et leur bain d'huile...
Enfin voilà l'idée quoi.

Voili voilou.

11 Mai 2018, 21:50
AventurierAventurier
  • Inscription : 07 Mai 2018, 22:27
  • Message(s) : 16

@Snake Plissken
La MDA est à une heure de la ville de mon lycée, qui est à une quinzaine de kilomètres de chez moi.

Il a dit ça comme un reproche plutôt, idem pour ma mère. Ça l'agace que des gens me genrent au masculin sans que ça me gêne. Ils ne sont pas du tout renseignés là-dessus, ma mère assimile LGBT+ à de la folie je crois. Ils ne prennent pas les LGBT+ au sérieux, ils sont plus enclins à les insulter qu'autre chose. Ils sont convaincus que je fais des expériences de jeunesse en me coupant les cheveux.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
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