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Publié le , Modifié le 10 mars 2014

La différence : on la choisit ou on la subit ?

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différenceQuand on aborde le vaste sujet de la différence, on a tout de suite tendance à penser… « oh pourvu qu’il ne s’agisse pas de moi ». Mais comment se fait-il qu’on ait tendance à vouloir se cacher dans un trou de souris face à un tel qualificatif, comme s’il avait le pouvoir de s’agripper à nous comme une bronchite virale ?

C’est quoi « être différent » ?

Contrairement à d’autres qualificatifs, le terme de « différence » n’est pas une dénomination en soi puisqu’elle implique une suite. On peut se dire : « je suis patient, il est agréable, nous sommes contents » etc…, on est différent de quelqu’un d’autre, d’un autre moment à un autre.
Ainsi, être désigné ou se sentir différent apporte des éléments de distinction face à un groupe, des repères habituels ou une norme.
On devient celui ou celle qui sort du lot, qui se fait remarquer par sa singularité (caractère, l’aspect physique ou vestimentaire). Elle peut être décidée par besoin de s’affirmer, mais aussi subie. Elle participe alors à un processus immuable ou elle survient au cours de la vie.

Cette différence peut être présente de manière définitive ou simplement pour un temps (tiens, tiens, l’appareil dentaire, les boutons d’acné, on parle de vous !) et disparaître en laissant plus ou moins de traces. On ose espérer que l’appareil dentaire aura permis à nos quenottes de se dresser bien droites et sûres d’elles et tant qu’à faire, que ça se voie. Par contre, le développement de l’acné à la puberté n’est pas sensé laisser de stigmates à l’âge adulte et c’est ainsi qu’on retrouve une peau presque immaculée.
Quoi qu’il en soit, la différence peut être génératrice d’exaltation, de fierté ou au contraire de honte, d’inconfort et de malaise…

En faisant un peu le tri au milieu de toutes les marques de différence, il semble qu’il ressorte deux grands groupes : les différences subies et celles que l’on met soi-même en place (et non, les cheveux violets avec une crête ne poussent pas tout seuls ainsi, au beau milieu de la nuit).
Et une étude très sérieuse réalisée auprès de nos semblables ;-). nous amène à penser que moins on décide de sa différence et plus on en souffre…

Avoir le choix

En réalité, ce sentiment provient de ce que l’être humain doté d’un cerveau s’épanouit en décidant du maximum de choses concernant sa vie. Paradoxe, notre même situation d’humain nous pousse à nous confronter à une multitude de faits et transformations qu’on n’a jamais souhaités avant qu’ils ne nous tombent dessus. On ne choisit pas d’être brun, blond, frisé, grand, petit… La puberté avec son lot de désagréments: on lui a rien demandé! Par contre, si nous ne maîtrisons pas toujours ce qui nous arrive, on est quand même capable de décider comment on va y réagir ! Alors, spectateur ou acteur de notre vie : voilà bien le choix qu’il s’agira de faire pour accepter et bien vivre ces distinctions qui surgissent un beau matin !

« La nature crée des différences, la société en fait des inégalités »

Et être acteur de sa vie, c’est évidemment donner un sens à nos différences, les transformer en forces et en atouts pour nous-mêmes. Un proverbe marocain dit que « la nature crée des différences, la société en fait des inégalités », c’est donc bien nous avec nos codes, nos repères et notre esprit de jugement qui apportons une dimension péjorative à ce qui est différent. Le peu commun suscite chez nous des peurs, du rejet mais peut aussi entraîner curiosité, intérêt et enrichissement.
N’oublions pas que nous nous sommes construits (l’espèce humaine s’est ainsi différenciée des grands primates) et nous nous construisons encore en nous différenciant, en nous singularisant…

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Une réflexion au sujet de « La différence : on la choisit ou on la subit ? »

  1. On a beau dire que nous nous sommes construits sur la différence, je n’approuve pas le caractère universel de l’adage. Quand a un moment ou un autre on ose enfin s’avouer que l’on est marginal, et que les gens qu’on fréquentaient n’ont rien en commun avec nos propres motivations; le choc peut etre brutal. Trop facile de se voiler la face, et je ne suis pas sure que la différence soit incessamment synonyme de construction ,de sagesse. Ca peut aussi foutre en l’air une jeunesse, la marginalité.

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