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Publié le , Modifié le 28 décembre 2017

La mixité au quotidien : vivre ensemble

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Vivre ensemble, partager les mêmes espaces entre filles et garçons, ça peut paraître évident : après tout on occupe tous la même planète et on a tous les mêmes droits d’y circuler ! Pour autant, à certains âges, à certains moments de la vie, cela peut être un peu difficile de cohabiter, de se sentir à l’aise. C’est justement pour cela qu’apprendre à vivre ensemble est très important.

A la puberté

Tu te souviens sûrement de quand tu étais enfant, tu jouais peut-être sans te préoccuper vraiment du sexe de ton copain ou de ta copine, sans trop te poser de questions. Et puis vient un âge où les différences commencent à être plus visibles : les garçons ont quelques poils au menton, les filles ont les seins qui poussent… A cette période, on n’est pas forcément super à l’aise avec les changements qui se passent dans notre corps, alors c’est difficile d’être à l’aise avec les autres, d’autant plus si leur corps est différent et qu’ils ne traversent pas exactement la même chose que nous !

Du coup à l’adolescence il est fréquent de préférer se regrouper entre garçons ou entre filles, pour se sentir plus en sécurité dans ce qu’on traverse, et parce qu’on a l’impression qu’on a plus de choses en commun.

Il faut dire aussi que c’est le moment où les hormones se mettent en ébullition ! Quand tu croises un groupe de mecs mignons à la récré, tu te surprends à rougir un peu ; quand tu te cognes dans une jolie fille dans le couloir, tu ne peux pas t’empêcher de glousser. Forcément, toute cette attirance et cette excitation, ça rend un peu compliqué de jouer ensemble ou de discuter sans se prendre la tête ! Imagine que tu frôles ton crush en jouant au foot et que tu perds tous tes moyens, la honte ! Mais finalement, savoir que tu es observé-e par les autres peut aussi te permettre de donner le meilleur de toi-même. Et puis dans la vie, on aura toujours plus ou moins de l’attirance pour certaines personnes de notre entourage, des amis, des collègues, et il faut pouvoir apprendre à la supporter et la canaliser.

Quand la différence fait mal

Au collège et même au lycée, les relations entre les filles et les garçons sont parfois violentes. On se sent de plus en plus différents, on essaie de savoir qui on est et on a peur de ce qui ne nous ressemble pas. Ça peut nous pousser à être agressifs, méchants, parfois même à humilier l’autre ! Certains garçons vont essayer de soulever la jupe des filles, certaines filles vont se moquer du copain qui n’a pas fini de muer en même temps que les autres. Même si cela part d’une curiosité pour ce qui nous est étranger, cette façon d’agir peut vraiment faire souffrir et aller parfois jusqu’au harcèlement.

Même si on a peur ou si on se pose des questions sur la différence de l’autre, se moquer n’est pas la meilleure solution. Pourquoi ne pas essayer de percevoir la différence comme quelque chose de positif, plutôt que comme une menace ! C’est vrai que ça serait rassurant un monde où tout le monde se ressemblerait, on n’aurait pas à se demander comment s’exprimer, comment l’autre va réagir… Mais ça serait super ennuyeux, non ?

Les stéréotypes ont la vie dure

Que ça soit en sport ou en cours, on observe de grandes différences entre les filles et les garçons. Tout ça à cause de préjugés un peu bêtes qui disent que les garçons seraient naturellement plus sportifs et les filles plus intellos… Mais ça n’est pas inscrit dans le cerveau ni dans les gènes !

Côté sport, les filles vont moins souvent oser jouer, prendre des initiatives, et vont être souvent laissées de côté, parce qu’elles ont souvent l’impression que cet espace n’est pas pour elles. Les garçons ne vont pas forcément vouloir leur passer la balle ou les prendre dans leur équipe, en pensant qu’elles sont moins fortes ou moins investies. Du coup, ça coince ! Alors que si on ne passe jamais la balle aux filles, comment peut-on découvrir qu’elles se débrouillent tout aussi bien que les garçons, ou comment peut-on leur donner l’opportunité d’apprendre à jouer ?

Côté classe, ce sont les garçons qui osent moins répondre aux questions, réviser les interros et s’intéresser à la leçon de science. Ils ont peur qu’on les traite d’intellos ou de faibles. C’est dommage car c’est plutôt une force de développer son cerveau et ses connaissances. Alors il faut peut-être s’autoriser à lever le doigt, quitte à dire une bêtise les premières fois, et puis éviter de pouffer si le copain se trompe.

Justement, dans un centre social à Bordeaux, ils ont fait une petite expérience : pendant une journée, les filles sont devenues des garçons, et les garçons des filles. Résultat : les filles en garçons ont beaucoup joué au foot, et les garçons en filles ont beaucoup été embêtés à la récré… Ca fait réfléchir, non ?

Finalement se mettre à la place de l’autre permet de réaliser qu’on n’est pas si différents, et qu’on a beaucoup de choses à partager !
Déjà, dans les années 70, on parlait de mixité :

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