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Publié le , Modifié le 7 avril 2016

Le harcèlement à l’école et le suicide.

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Bonjour, je viens vous parler de mon expérience sur un sujet qui me touche énormément, à savoir le harcèlement, la mutilation et le suicide.
Je n’avais pas confiance en moi et je n’avais que très peu de contact avec mes parents à qui je ne voulais pas me confier. Quand je rentrais des cours, le soir, je me sentais mal et j’avais besoin de parler, or je ne trouvais que des portes fermées face à moi. J’avais l’impression que ma mère me détestait, qu’elle m’évitait, que je la faisais fuir autant que possible. Cela ne me changeait guère de ce que je pouvais vivre au collège. Au collège, quand je croisais des gens dans le couloir, ils s’éloignaient de moi comme si je dégageais une odeur pestilentielle. Quand je croisais leur regard, je voyais des lueurs de dégoût. Avant la 4ème, je n’y prêtais pas attention parce que je restais avec les amies. Mes amies ne voyaient rien et ne savaient rien, je ne disais rien à personne du fait de mon introversion. Je pensais que c’était normal et que ça allait leur passer mais j’avais tort et rien ne se dissipait, au contraire, plus l’année avançait, plus les prétextes étaient futiles pour m’intimider et m’humilier. Mes journées étaient assez oppressantes d’insultes et quand je rentrais le soir chez moi, je pleurais et pour ne rien arranger des choses, ma mère me disputait davantage ou alors, dans le meilleur des cas, elle m’ignorait. Le repas se passait silencieusement et dans mon cas, seule dans la cuisine. En Février, c’était la fin de second trimestre, le début du 3ème et surtout le début d’un nouveau sport. On a fait de la boxe, oui ce sport où l’objectif est de taper son adversaire. En tout cas, c’était la définition de ce sport par les gens de ma classe. Étrangement, toute la classe voulait se mettre avec moi. Ça a été ma fête ce jour-là, je suis tombée contre la fille qui ne m’aimait pas du tout, c’était Louise. C’est elle qui prenait le plus de plaisir à m’humilier et à me rabaisser. Elle ne s’est pas gênée et la boxe qu’elle pratiquait était davantage de la bagarre que de la boxe française. J’en ai saigné du nez, j’en ai pleuré et tout le monde rigolait, tout le monde trouvait ça normal. Le prof ne voulait même pas que j’arrête la séance, toute la classe m’a prise pour une poule mouillée, naturellement. Le prof a quand même accepté que j’aille chercher un mouchoir et à aller aux toilettes. Je ne suis jamais retournée au cours et quand la sonnerie a retenti, le prof m’a demandé de venir le voir et il m’a demandé ce qu’il n’allait pas et je lui ai simplement dit que cette fille ne m’aimait pas. Il m’a sorti cette phrase totalement débile surtout qu’il était au courant de ma situation dans l’ensemble de la classe : « Mets-toi avec quelqu’un d’autre ». Le problème était que, dans cette classe, personne ne voulait de moi. Quand je suis rentrée le soir avec ce bleu sur la joue et le nez en sang, ma mère m’a engueulée parce que ma chambre n’était pas rangée. Elle était tellement énervée qu’elle a appelé mon père pour qu’il vienne constater le bazar et éventuellement pour montrer l’autorité qu’il pouvait avoir. Plusieurs soirs d’affilée, elle me rabâchait que ma chambre n’était pas rangée, c’était rébarbatif et plus le temps avançait, plus j’étais lassée de ma vie au collège et donc je ne faisais plus attention à ce qu’il se passait autour de moi, ce qui énervait ma mère et qui me disputaient de plus en plus. Le lendemain matin, ma mère m’a déposée à 7 heures devant le collège, il faisait très froid, mais je devais attendre là pendant 45 minutes que les grilles ouvrent. Une demi-heure plus tard, le groupe de filles qui ne m’aimait pas est arrivé et m’ont insultée de loin. J’ai fait comme si je n’avais rien entendu et je me suis un peu éloignée. Or, ils m’ont rattrapée et se sont mis autour de moi et ont commencé à me bousculer mais je n’osais rien dire. Un surveillant qui arrivé les a regardé faire sans rien dire. C’est le principal adjoint qui arrivait qui les a grondés. Ils m’en voulaient et je me suis faite traiter de tous les noms. Dans la classe, on me sifflait, on m’insultait et on me lançait des boulettes de papier. Les cours finis, je suis rentrée à pied chez mon père. Je prenais le chemin habituel quand tout à coup j’ai senti une emprise sur mon bras et un coup dans le mollet. Je me suis sentie tirée à terre. Quand j’ai compris ce qui m’arrivait, je me suis mise à pleurer. Ce n’était pas possible, ça n’arrivait que dans les films ces choses-là. Je ne comprenais pas ce que j’avais fait pour mériter cela. Les rires ne faisaient que de s’amplifier et je me retrouvais encerclée par ces gens qui ne m’aimaient pas. Ils m’ont laissée partir en échange de 3 € et ils ont dit que je n’étais qu’un tas de merde et que je ne valais rien. Ils m’ont dit que je n’étais qu’une pleurnicharde, qu’une perdante et que je ferais mieux de me suicider que de continuer à gâcher le paysage. C’est avec des bleus partout sur le corps et le nez en sang que je suis rentrée chez mon père. Quand il m’a vue arriver, il m’a demandé ce qu’il s’était passé et pour éviter les scandales, je lui ai simplement dit que je m’étais embrouillée avec une amie pour des bêtises et que c’était pour rire et qu’accidentellement j’étais tombée. Ensuite, je suis allée dans la salle de bain pour me changer car mes vêtements étaient troués aux genoux et aux coudes. Quand je me suis regardée dans le miroir pour voir si j’avais encore l’air amochée, j’ai vu que mes yeux étaient rouges tellement j’avais pleuré. Je me trouvais tellement pitoyable. Je ne savais rien faire d’autre que de me morfondre et de m’apitoyer sur mon sort. Je n’osais pas en parler, j’avais trop peur que ça recommence et que ça s’empire. Je voulais tellement ne plus exister, et c’est à partir de ce soir-là que j’ai commencé à m’autodétruire. Durant cette année j’ai fait 4 tentatives de suicides, toutes ratées, mais toutes ont contribué à me renfoncer encore plus dans mon mal être. En Seconde, tout cela s’est arrêté mais quand, en Première on m’a à nouveau insultée, j’ai recommencé à me mutiler, et j’ai à nouveau retenté de me suicider. Malheureusement ou heureusement j’ai échoué. C’est à ce moment là que j’ai rencontré une personne aujourd’hui encore très chère à mes yeux qui m’aide à surmonter tous mes problèmes.
J’ai écris ce texte non pas pour que l’on ait pitié de moi mais dans l’espoir qu’il arrive sur l’écran de nombreux jeunes gens qui sont mal dans leur peau, ou de ceux qui s’amusent à harceler les autres. Un harcèlement peut briser une vie. Pour ma part, je retombe souvent dans une déprime assez poussée du fait de ce manque de confiance en moi, confiance qui a été détruite à cause du harcèlement. Ma plus grosse erreur a été de ne jamais en avoir parlé. A tous ceux qui connaissent des problèmes similaires, parlez-en, laissez les autres vous aider, croyez-moi, je peux vous dire à quel point la vie peut se montrer belle, il faut juste savoir lui sourire.
En espérant que mon témoignage puisse aider ne serait-ce qu’un seul d’entre vous.

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2 réflexions au sujet de « Le harcèlement à l’école et le suicide. »

  1. le harcèlement est puni par la loi, j’ai vécu sa du harcèlement et tentative de suicide car marre de se monde cruel. Aujourd’hui les jeunes sont devenus très méchant. Aujourd’hui sa va mieux j’ai du être hospitaliser dans un hopital pédopsychiatrique pour me faire soigner j’y suis rester 1 an à temps complet et 1 an en y allant chaque semaine 1 à 2 fois. grace à cela j’ai pu avancer vraiment et être mieux dans ma tête.

    Soit forte

    maeva

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