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Publié le , Modifié le 19 novembre 2015

Le traumatisme

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TraumatismeSuite à une expérience violente, douloureuse, on peut souhaiter oublier ce qu’il s’est passé. Par notre volonté, cet événement parvient à se faire discret, silencieux, il est « mis de côté ». Mais il arrive qu’il nous revienne en mémoire de façon incontrôlée en nous causant de la souffrance, parfois de plus en plus intensément. C’est ce qu’on appelle un traumatisme (psychique).

Qu’est-ce qu’un traumatisme ?

En psychologie, un traumatisme est une blessure psychique créée par une expérience de violence. Généralement, l’évènement traumatique est soudain, imprévisible. C’est un véritable choc, si violent pour l’esprit qu’il n’a pas pu s’y préparer, s’en protéger et donc s’en défendre. L’évènement fait « effraction », s’incruste de force dans le psychisme. Le traumatisme peut aussi concerner une répétition d’événements violents et s’installer de manière discrète, insidieuse.

A l’échelle individuelle et collective, ce qui est traumatisant peut venir d’évènements variés : violence physique, agression sexuelle, harcèlement, maltraitance, deuil, humiliations, catastrophe naturelle, guerre…

La violence du traumatisme est telle qu’elle n’a pas de sens pour la victime. La pensée et les émotions sont comme arrêtées, suspendues. La personne est dans l’effroi, sidérée, « glacée », elle ne peut ni comprendre la situation, ni la ressentir.

Quelles en sont les conséquences ?

Quand on est victime d’un traumatisme, on espère qu’avec le temps on va oublier, on veut le « mettre de côté », l’écarter de sa conscience. On parvient alors tant bien que mal à continuer à vivre sa vie, construire son champ relationnel, mener ses projets. Or, le propre du traumatisme est de se manifester de façon plus ou moins cyclique ; l’évènement traumatisant ne s’oublie pas, il reste là, présent. Il cherche à s’exprimer, à refaire surface afin de trouver un sens. Ce retour en mémoire du traumatisme se manifeste alors par de nombreux troubles, dont le principal est le stress. D’autres troubles fréquents sont les reviviscences et les cauchemars, impressions de revivre l’évènement. Ces différents symptômes constituent les « Troubles de Stress Post-Traumatique » (TSPT). Des sentiments de honte et de culpabilité peuvent apparaitre, mais aussi des symptômes dépressifs.

On n’est pas tous égaux face au traumatisme, deux personnes différentes ne vivront pas de la manière un évènement traumatique, en fonction de leur histoire et de leur sensibilité.

Comment le traiter ?

Même si chacun d’entre nous réagit différemment face à un événement traumatique, il est important de ne pas négliger son impact. C’est pourquoi il est crucial de ne pas rester seul avec sa souffrance, d’être accompagné pour pouvoir en « faire quelque chose ».

Une première façon « d’élaborer le traumatisme » est de se sentir moins seul face à la souffrance engendrée. Pouvoir en parler avec d’autres personnes ayant également vécu ce même type d’événement peut soulager et sortir du sentiment de solitude. Les groupes de paroles sont là pour ça.

En plus de cette démarche collective, on peut entreprendre une démarche individuelle permettant de mettre des mots sur l’événement, de ressentir les émotions qui s’y rattachent et de libérer la pensée. Surmonter un traumatisme consiste ainsi à ne plus en être prisonnier.

Les thérapies par la parole (type psychothérapie d’inspiration analytique) sont une bonne indication pour permettre de remettre du sens sur l’évènement traumatique afin de pouvoir vivre avec. Les thérapies brèves (type thérapie comportementale et cognitive) peuvent permettre de sortir du choc traumatique, de ne plus être envahi par ce TSPT.

Suite à un évènement traumatique dont l’impact est collectif (catastrophe naturelle, actes de guerres, attentats, etc…), peut être déployée immédiatement après l’évènement une Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP). Elle permet une présence et une écoute par des professionnels afin de repérer les victimes choquées, prostrées, et d’éviter l’installation de TSPT.

Dans le cas d’agressions, en plus des prises en charges psychologiques, des démarches médicales et/ou auprès de la justice peuvent contribuer au processus de soin.

Pour en savoir plus sur ces diverses prises en charge, n’hésitez pas à nous appeler au 0 800 111 111 (gratuit et anonyme, tous les jours de 9h à 23h).

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