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Publié le , Modifié le 6 mars 2018

Se mettre en danger

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Les jeunes prennent plus de risques que les adultes, ça on le sait. Bien sûr, il y a différents types de risques. Nous prenons tous des risques à partir du moment où on commence à vivre.

Prendre des risques, ça peut être normal et accepté socialement : lors d’un oral, oser dire ce qu’on ressent à quelqu’un, se lancer dans tel ou tel projet… Ce sont des risques « normaux ». Ils n’ont rien à voir avec « se mettre en danger », qui veut dire que ta personne (psychologique ou physique) est menacée : marcher le long d’une voie ferrée, mélanger l’alcool et les médicaments, pratiquer un sport dangereux sans protections, envoyer des « nudes » à un inconnu sur internet, s’automutiler…

Dans cet article, on parlera plutôt des personnes qui se mettent en danger.

Pourquoi se mettre en danger ?

Vus de l’extérieur, les comportements dangereux sont parfois très énigmatiques. On se demande ce qui pousse quelqu’un à risquer sa vie, pourtant si précieuse. Ces personnes ont parfois elles-mêmes du mal à l’expliquer.

Le danger procure de nombreuses sensations, en particulier la sensation d’euphorie, due à l’adrénaline. C’est un neurotransmetteur (une molécule qui circule dans les synapses de tes neurones) qui procure un sentiment d’invincibilité, de puissance, de confiance en soi et une diminution de la peur. L’adrénaline permet d’augmenter tes capacités physiques, tes réflexes et ta concentration.

Chercher à se connaître ?

Chacun-e a ses propres raisons, ses limites personnelles, mais justement, à l’adolescence, on ne les connait pas encore, ou pas assez. Le problème c’est que même si les adultes montrent les limites, mettent en garde contre les risques et les dangers, certains ados ont besoin de le découvrir eux-mêmes. La réponse des adultes ne suffit pas toujours. Peut-être que toi aussi, tu t’es déjà demandé-e : « jusqu’où je peux aller ? », « de quoi je suis capable ? », « qu’est-ce que je vaux ? », « quelle image les autres ont de moi ? » à un moment ou à un autre, tous les ados se posent ces questions (et on ne va pas se mentir, les adultes un peu aussi !).

En traversant cette période, mouvementée pour certains, les adolescents peuvent découvrir leurs capacités mais aussi leurs difficultés, leurs actes et leurs conséquences, les risques qui sont trop grands pour être pris, et ceux qui en valent la peine… ça fait partie de ce qu’on appelle devenir adulte !

Le mal-être et les idées noires

Le mal-être, tu le connais peut-être parce que tu l’as déjà ressenti, ou parce que tu connais quelqu’un qui le vit. C’est un sentiment qui, souvent, provoque de la colère mêlée à de la culpabilité et de la honte, que l’on ressent envers soi-même. C’est une vraie souffrance qui donne une image de soi dévalorisée, et rabaissée. On peut ressentir des sentiments de honte, de colère ou encore de culpabilité et avoir l’impression qu’on ne mérite pas de vivre : on a des idées noires, on en vient à penser à la mort.

Quand on souffre d’un mal-être aussi important, on peut avoir l’envie irrépressible et incontrôlable de risquer sa santé, sa vie et perdre la confiance de ses proches. L’automutilation peut être un exemple : c’est en se faisant du mal que bizarrement, on a l’impression de soulager la tension de son angoisse ou de son mal-être.

On peut aussi avoir envie de faire comprendre des choses à son entourage, quand on ne sait pas comment être pris-e au sérieux. Plus la souffrance est enfermée longtemps, plus elle s’exprimera violemment. On finit par croire qu’on  mérite d’aller mal, et que rien ne pourra s’arranger.

Des conduites à risque à répétition peuvent alors s’installer. On démultiplie les dangers. Par exemple, on peut s’alcooliser puis avoir des rapports non protégés puis conduire à toute vitesse…

Que faire pour se mettre à l’abri ?

Pour ceux qui se mettent en danger :

La première chose à faire pour te sortir de ce mécanisme est de parler à quelqu’un d’autre de ce que tu ressens. Même si tu ne parviens pas encore à décrire ou à identifier ce que tu éprouves comme douleur, tu te rendras peut-être compte que tu es bien plus solide que tu ne le penses ! C’est en parlant de ta souffrance avec une personne de confiance qu’apparaitront des solutions que tu n’aurais pas toujours pu trouver seul-e.

Pour ceux dont un-e ami-e ou un-e proche se met en danger :

Essaye de questionner un peu cette personne, lui demander comment ça va. Il y a d’autres signes qui peuvent témoigner d’un mal-être : le repli sur soi, l’isolement, l’irritabilité, le manque de confiance en soi… Si tu as des doutes, n’hésite pas à en parler avec un adulte (ou appeler Fil Santé Jeunes).

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