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Publié le , Modifié le 13 février 2014

Traverser un deuil

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deuil3Un chemin tortueux…

Perdre un être cher est un évènement qui nous confronte à beaucoup d’émotions et de ressentis forts et douloureux. « Être en deuil » c’est différent de la tristesse que l’ont peut ressentir suite au décès d’une personne que l’on connaît un peu. C’est l’intensité du lien affectif qui nous lie à cette personne qui fait la différence. On passe alors par ce que l’on appelle des étapes, des phases que l’on traverse malgré nous et qui font appel à notre capacité à supporter l’insupportable. Plus la relation est forte (que ce soit dans le positif ou dans le négatif, dans un contexte de conflits ou pas), plus ça peut être difficile. Passée la première période de choc arrive une phase de bouleversements, de déséquilibre et de perte de repères. Puis au bout d’un certain, temps une phase de reconstruction et d’apaisement peut s’opérer.

Traverser un deuil à l’adolescence, alors que l’on est en pleine construction de soi-même et en recherche de nouveaux repères, est une épreuve pouvant s’avérer dans un premier temps très déstructurante. Perdre un proche et en particulier un parent, c’est perdre un pilier sur lequel on s’est parfois appuyé pour grandir et évoluer depuis toujours. Comment se construire au travers de tels bouleversements ? Comment tenir le cap quand la douleur et la peine nous accablent ? Comment accepter de continuer notre chemin malgré l’absence et s’autoriser au bonheur ?

Chacun traversera ce chemin comme il le peut. Le temps et la parole permettront d’apprivoiser l’absence et le vide ainsi laissé. Parler peut sembler inutile au premier abord, car “ça ne fera pas revenir la personne”. Mais parler permet de faire vivre autrement cette personne, en la faisant exister là où il y a du vide. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (Alphonse de Lamartine – L’Isolement). Tristesse et déprime peuvent alors s’installer. On repense à la personne perdue, les souvenirs remontent à la surface, on se souvient des moments passés ensemble. Les doutes, les regrets, et même une certaine culpabilité peuvent apparaître. Ces pensées, on ne les contrôle pas vraiment. On aimerait parfois ne plus penser, ne plus être envahi par tout ça car cela fait trop mal. Il s’agit pourtant d’un passage nécessaire, un cheminement intérieur qui permet petit à petit de dire au revoir, de se détacher.

Des réactions différentes

Ces moments difficiles nous transforment. Chaque personne réagira à sa façon, prise dans des mécanismes involontaires. Le repli sur soi et l’isolement sont des réactions très fréquentes et nécessaires. La chambre est d’ailleurs souvent le premier endroit de repli lorsque l’on est adolescent. Et les parents ne sont pas forcément les premières personnes à qui l’on a envie de parler. Avoir au moins un ami à qui l’on peut parler de ce que l’on vit, de ce que l’on ressent peut permettre d’éviter d’être trop renfermé, aux prises avec des ressentis que l’on ne peut même pas nommer. Parler permet de mettre du sens sur ce que l’on vit. Cela peut aussi permettre d’être un peu soulagé du poids que l’on supporte.

Parfois sous l’emprise d’émotions très fortes telle la colère certains s’expriment par des passages à l’acte violents ou des prises de risques inconsidérées. On se met alors en danger pour tester notre « droit à rester en vie ».

D’autres pourront peut-être trouver un refuge dans la consommation de substances psychoactives comme l’alcool ou le cannabis. Ces produits qui court-circuitent la pensée et amènent un état d’euphorie provisoire peuvent soulager un moment, mais à répétition ils ne permettent pas au travail de deuil de se faire complètement. C’est ainsi que certaines personnes se retrouvent dans des problématiques d’abus ou de dépendance en ayant de surcroit un deuil non résolu. L’utilisation compulsive des jeux vidéo peut également avoir cette même fonction.

Traverser un deuil à l’adolescence c’est donc traverser des étapes difficiles et apprendre à apprivoiser l’absence. C’est pouvoir, petit à petit, reprendre goût à la vie et retrouver le plaisir de partager à nouveau. C’est continuer à grandir avec notre blessure…

Pour partager ces ressentis avec d’autres, voici quelques discussions forum :

Mon chat vient de mourir

Comment m en sortir de ce cauchemar ?

Ce dossier a été élaboré en partenariat avec l’équipe du

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2 réflexions au sujet de « Traverser un deuil »

  1. bonjour,
    je viens d’apprendre que j’avais un coussin il a avait 15 jours de différence avec moi et je viens d’apprendre aussi qu’a c’est 10 ans il est décédé je ne sais pu quoi faire depuis je voudrais le voir j’ai déjà eu des idées de noirs au part avant je ne voudrais pas que sa recommence voilà je voudrais savoir quoi faire pour me sortir de ce gouffre ? ont me la cacher sa va faire 6 ans qui les décédé et je viens justed’apprendre qui l’ai décédé !

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